

La climatisation est là, et la facture d'été grimpe. Avant de changer d'équipement, deux leviers pèsent lourd : la façon de s'en servir, et la quantité de chaleur que le bâtiment laisse entrer.
Pour réduire la consommation de climatisation, il faut agir à la fois sur l'usage et sur le bâtiment. Côté usage, l'ADEME recommande de ne pas régler la consigne sous 26 °C : passer de 23 à 26 °C divise la consommation par 2,5 à 4,2 selon le climat. Côté bâtiment, chaque apport solaire évité est du froid en moins à produire : protections solaires extérieures, traitement des vitrages, toiture isolée ou réflective.
Selon l'ADEME, la climatisation a consommé 15,5 TWh en France en 2020, dont 10,6 TWh dans le secteur tertiaire, bureaux et commerces en tête. 40 % des surfaces tertiaires étaient climatisées cette année-là. Les grands immeubles de bureaux utilisent des groupes froids, les plus petits des systèmes multi-split, les entrepôts logistiques et les grandes surfaces commerciales majoritairement des « roof tops ».
L'ADEME rappelle aussi les effets indirects : les climatiseurs sur air extérieur rejettent de la chaleur dans l'air extérieur, et une étude de modélisation sur l'Île-de-France estime qu'un usage généralisé pourrait augmenter les températures extérieures jusqu'à 2 °C à Paris.
La consigne. L'ADEME recommande de ne jamais descendre sous 26 °C : passer d'une consigne de 23 °C à 26 °C divise la consommation par 4,2 à Paris, par 3 à Lyon et par 2,5 à Montpellier.
Les brasseurs d'air. Couplés à la climatisation, ils permettent de relever la consigne sans perdre en confort ; l'ADEME et l'INRS citent jusqu'à 27 % de gains observés dans le projet de recherche COOLiBRi, mené en climat tropical.
Le périmètre. Inutile de climatiser tout le bâtiment : l'ADEME et l'INRS conseillent de cibler les pièces les plus exposées ou les plus occupées, et de garder portes et fenêtres fermées pendant le fonctionnement.
Les vitrages. Des protections solaires extérieures peuvent diminuer les besoins en climatisation de 20 à 60 % selon leur efficacité et leur orientation, et un simple débord de toit réduire les besoins annuels en froid de 25 %, selon l'ADEME et l'INRS. Quand une protection extérieure est impossible, un traitement du vitrage côté extérieur limite la chaleur transmise.
La toiture. Dans l'étude du CSTB publiée en mai 2026, un revêtement réflectif réduit le besoin de refroidissement de 12 à 23 % sur les bâtiments étudiés en zone climatique intermédiaire (H2b ; pour les bureaux, au seul dernier étage), davantage en zone chaude et sous une toiture d'origine très sombre, avec une contrepartie : le besoin de chauffage augmente (de 0,5 à 6,3 % selon les cas), au point que le bilan énergétique net devient négatif pour le commerce existant étudié en zone H2b. Sur des bâtiments aux caractéristiques moyennes, l'étude conclut que les coûts dépassent largement les gains. Sur une toiture peu isolée, l'isolation reste le levier le plus efficace sur l'année.
Nous traitons les deux grandes entrées de chaleur : la toiture (revêtement Cool Roofing, étanchéité réflective) et les vitrages (Azur Reflect, qui bloque 99 % des UV et 90 % des infrarouges en préservant la luminosité ; Laque Solaire pour les skydomes). Pour vérifier l'effet sur la consommation, nous pouvons mettre en place un protocole IPMVP sur un projet pilote, ou faire appel à un bureau d'étude spécialisé.
Pas en dessous de 26 °C, recommande l'ADEME. Passer d'une consigne de 23 °C à 26 °C divise la consommation par 4,2 à Paris, par 3 à Lyon et par 2,5 à Montpellier.
Oui : ils permettent de relever la consigne sans perdre en confort. L'ADEME et l'INRS citent jusqu'à 27 % de gains observés en les couplant à la climatisation (projet COOLiBRi, en climat tropical).
Page mise à jour le 27 septembre 2026.