

Une toiture sombre absorbe le soleil et le transmet au bâtiment ; une toiture claire le renvoie. Derrière cette évidence, trois grandeurs mesurables permettent de comparer les revêtements — et de savoir ce qu'on peut en attendre.
Une toiture réflective limite la part du rayonnement solaire absorbée par le toit : sa surface chauffe moins, et moins de chaleur est transmise aux locaux situés dessous. Son efficacité se juge sur deux propriétés de surface, la réflectance solaire et l'émissivité thermique, que l'indice SRI combine en un seul chiffre. Elle ne remplace pas une isolation : selon l'étude du CSTB publiée en mai 2026 par le ministère chargé du logement, un revêtement réfléchissant ne modifie quasiment pas la capacité isolante de la toiture.
Le soleil apporte au toit de l'énergie sous forme de lumière visible, d'infrarouge et d'ultraviolet. La part que la surface renvoie s'appelle la réflectance solaire ; le reste est absorbé et transformé en chaleur. Pour une surface opaque, les deux se complètent : réflectance = 1 − coefficient d'absorption. Une toiture sombre absorbe l'essentiel du rayonnement, une toiture claire en renvoie la plus grande partie.
La seconde propriété est l'émissivité thermique : la capacité de la surface à réémettre sous forme de rayonnement infrarouge la chaleur qu'elle a absorbée. Plus elle est élevée, plus la toiture se refroidit vite, notamment au contact de l'air nocturne. La plupart des matériaux ont une émissivité proche de 0,9, mais certains descendent beaucoup plus bas, jusqu'à 0,03.
Pour les revêtements réfléchissants, l'ADEME et l'INRS indiquent un albédo (la réflectivité solaire) généralement compris entre 0,8 et 0,9. Le CSTB relève de son côté une réflectance initiale de 0,75 à 0,95 selon les compositions et les pigments des peintures.
L'indice de réflectance solaire (SRI), défini par la norme américaine ASTM E1980, combine réflectance et émissivité en un seul indicateur, sur une échelle nominale de 0 à 100. Il peut dépasser 100 : le CSTB note que de nombreuses peintures blanches de ce type atteignent un SRI de 110, sans être pour autant « plus blanches que blanches ».
La réflectance solaire se mesure selon les normes NF EN 410 et NF EN 14500, l'émissivité par exemple selon la norme NF EN 15976. Sur une fiche technique, trois questions permettent de comparer deux produits : la valeur est-elle mesurée selon une norme identifiée ? Est-elle donnée à l'état neuf seulement, ou aussi après vieillissement ? Le produit a-t-il fait l'objet d'un essai de résistance aux UV, que le CSTB juge nécessaire pour attester la tenue de ses performances ?
L'état vieilli compte autant que l'état neuf : la principale cause de perte de performance est l'encrassement de la surface par les poussières, qui intervient surtout les premières années. C'est l'objet de notre page sur la durée de vie et l'entretien.
À l'échelle de la toiture, le CSTB montre que la réflectivité agit surtout sur le facteur solaire, c'est-à-dire la part de l'énergie solaire reçue qui est transmise vers l'intérieur. En revanche, un revêtement réfléchissant n'a quasiment aucun effet sur le coefficient de transmission thermique de la toiture : il ne limite donc pas les pertes de chaleur en période de chauffage, ce que fait une isolation.
Le même mécanisme joue dans les deux sens. En été, moins d'apports solaires par la toiture, c'est moins d'inconfort et un besoin de refroidissement réduit. En hiver, ce sont aussi des apports solaires en moins, donc un besoin de chauffage un peu plus élevé : l'étude du CSTB le chiffre de 0,5 % à 6,3 % selon les bâtiments étudiés. Le bilan dépend donc du climat et de l'usage du bâtiment — c'est tout l'objet de notre page sur les cas où le Cool Roofing est pertinent, plutôt qu'une isolation.
Enfin, l'effet est d'autant plus marqué que la toiture pèse lourd dans les apports solaires du bâtiment : il concerne surtout le dernier niveau, sous le toit, et diminue quand le bâtiment est très vitré ou déjà bien isolé en toiture.
Le Cool Roofing d'Azur Cover est un revêtement enrichi à l'aérogel de silice, appliqué sur la toiture existante et conçu pour réfléchir jusqu'à 90 % du rayonnement solaire. Il s'applique sans démontage, après une étude technique préalable qui valide l'adhérence sur le support.
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L'indice SRI combine réflectance et émissivité sur une échelle nominale de 0 à 100 ; certaines surfaces très réfléchissantes et émissives la dépassent. Le CSTB cite des peintures blanches à 110. Comparez toujours des valeurs mesurées selon la même méthode, et demandez la valeur après vieillissement.
Page mise à jour le 28 septembre 2026.
Cool Roofing — comprendre et choisir